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de La Garde-Adhémar

LA GARDE-ADHEMAR

LE JOYAU DE LA DRÔME PROVENÇALE

Extrait de « 100 lieux remarquables à (re)découvrir près de chez vous », novembre 2020, hors-série publié par Le Dauphiné Libéré.

« II fait bon s’arrêter à La Garde-Adhémar. Flâner dans ses ruelles, sous ses arcades. Entre ses maisons de pierres blanches. Prendre le temps de savourer l’instant présent. En résonance avec un passé dont les vestiges donnent son caractère au village.

Comme son nom l’indique, La Garde-Adhémar est pendant longtemps l’un des fiefs des Adhémar. Perché sur son éperon rocheux, le village monte la garde pour cette famille de Montélimar. C’est au Xle siècle qu’un premier bourg est édifié. Il est doté de remparts entourant le château, l’église et quelques habitations. Au XIIIe siècle, le pouvoir seigneurial des Adhémar s’élargit et le village s’agrandit. Une deuxième enceinte est donc construite, pour protéger les nouvelles habitations.

 Au fil des siècles, le village devient plus résidentiel que défensif, tout en gardant ses attributs médiévaux. Comme ses hautes murailles, en parfait état.

L’église Saint-Michel, classée aux Monuments historiques, est un joyau de l’art roman provençal. Datée de la seconde moitié du XIIe siècle, elle se dresse élégamment au-dessus du village. Tout en hauteur. La verticalité de ses lignes n’étant brisée par aucun décor. En pierre de taille blanche, cette église se distingue par son clocher octogonal. Autre particularité : la présence de deux absides. L’abside occidentale, exceptionnelle en Provence, est une survivance de l’architecture carolingienne.

Juste sous l’église, d’anciennes terrasses de potagers ont été transformées en un Jardin des herbes. Labellisé « Jardin remarquable », il recèle plus de 200 espèces de plantes aromatiques et médicinales. Si l’église médiévale est très bien conservée, le vaste château Renaissance, lui, a presque entièrement disparu. Édifié par Antoine Escalin des Aymars au XVIe siècle, il est démantelé peu après la Révolution. Une tour subsiste encore, entourée de maisons. De même qu’une porte marquant jadis l’entrée du château.

A deux kilomètres de La Garde-Adhémar se trouve enfin un lieu mystique et enchanteur : le Val de Nymphes. Un antique lieu de culte aux déesses mères Nymphes, lié à la présence d’une source d’eau permanente. Des quatre édifices religieux qui s’y dressaient jadis, il ne reste qu’une chapelle, dont émane une grande pureté : datée du XIIe siècle, elle présente une belle façade de style antique. L’intérieur de l’abside est orné d’arcades sur deux étages évoquant les amphithéâtres romains.

La visite du Val des Nymphes s’impose après celle La Garde-Adhémar. D’autant qu’il s’agit de l’emplacement d’un ancien village. Un village déserté plus tard par ses habitants, au profit du bourg fortifié des Adhémar. L’ancêtre, donc, de La Garde-Adhémar. »